Le blog de l'Auto-Entrepreneur pour le E-Commerce

Le statut de l'Auto-Entrepreneur

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Auto-entrepreneur et MSA :

Peuvent être exercées en tant qu'auto-entrepreneur les activités commerciales, artisanales et certaines activités libérales.

Certaines activités sont exclues, comme les activités agricoles rattachées au régime social de la MSA. 

D'ailleurs, cette exclusion concerne aussi les activités qui sont déclarées auprès de la Chambre de Commerce et d'Industrie ou de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat comme les paysagistes, les activités d'entretien de jardins...

Les personnes qui souhaitent créer leur entreprise de parcs et jardins ne pourront pas le faire sous le régime de l'auto-entrepreneur. Les solutions possibles : la micro entreprise, l'entreprise individuelle avec la tenue d'une comptabilité ou la société.

L'auto entreprise n'est pas ouverte à toutes les activités.

Les formalités d'embauche : la Déclaration Unique d'Embauche

Lors de toute embauche, l'employeur doit effectuer une déclaration unique d'embauche et l'adresser àl'URSSAF ou à la Mutualité sociale Agricole dont il relève (article L. 1221-10 du Code du travail).Cette formalité unique permet d'assurer l'immatriculation du salarié et de l’employeur à la Sécurité Sociale, l'affiliation à l'assurance chômage pour un premier salarié, la déclaration nominative préalable à l'embauche, l'adhésion à un service de santé au travail, la déclaration d'embauche du salarié auprès du service de santé au travail en vue de la visite médicale obligatoire.

Cette déclaration peut être effectuée par fax, par courrier ou encore par internet sur le site de l'URSSAF. La déclaration unique d'embauche contient la déclaration préalable à l'embauche qui doit être effectuée au plus tôt 8 jours avant l'embauche et au plus tard, dans l'instant qui précède l'embauche.Puis, dans les 5 jours ouvrables, l'URSSAF (ou la MSA) adresse à l'employeur un accusé de réception comportant un volet détachable à remettre au salarié.

-> Si l'employeur n'effectue pas cette déclaration, il encourt des sanctions administratives et pénales pour dissimulation d'emploi salarié.

Attention! Le fait de méconnaître cette interdiction est puni d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 45 000 €uros (article L. 8224-1 du Code du travail).

Auto-entrepreneur : dois-je souscrire une assurance professionnelle ?

En fonction de l'activité exercée, une assurance professionnelle peut vous être demandée.

Par exemple, pour des travaux de plomberie ou d'électrcité, la loi impose de souscrire des assurances qui vous couvriront en cas de plainte d'un client.

Avant de démarrer votre activité, il convient donc de vous renseigner sur vos obligations en termes d'assurances auprès des Chambres Consulaires et des organisations professionnelles.

Comme tout entrepreneur, votre responsabilité civile professionnelle peut être engagée dans le cadre de votre activité. Attention, la responsabilité civile souscrite en tant que particulier ne couvre pas la responsabilité civile professionnelle.

Cette dernière garantit les dommages matériels, immatériels ou corporels causé à des tiers (clients, fournisseurs, partenaires). D'ailleurs, une attestation d'assurance de responsabilité civile professionnelle peut être  imposée par votre client.

Même si elle n'est pas obligatoire dans votre profession, elle est fortement conseillée  même si les primes versées au titre de cette assurance ne sont pas déductibles sous le statut de l'auto-entrepreneur.

Auto-entrepreneur et document unique d'évaluation des risques

Votre activité vous impose d'embaucher un ou des salariés. Votre entreprise sera alors soumise à l'obligation de réaliser un document unique d'évaluation des risques.

Ce document, dont l'objectif principal étant de réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles, permet :

  • => De lister et hiérarchiser tous les risques pouvant nuire à la sécurité et la santé de vos salariés,
  • => Par la suite, de préconiser des actions visant à éviter ces risques.

 

Si ce document n'est pas réalisé :

  • => En cas de contrôle par l'inspection du travail, vous pouvez être soumis à une amende de 1 500 € par salarié (3 000 € en cas de récidive).
  • => En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, votre responsabilité civile peut être engagée (amendes, pensions d'invalidité à verser au salarié...)

 

Il doit être accessible et tenu à disposition :

  • => Des salariés
  • => Des délégués du personnel
  • => Du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
  • => Du médecin du travail
  • => De l'inspection du travail
  • => Des agents de service prévention des organismes de sécurité sociale

 

Vous devez aussi informer vos salariés :

 => De l'existence de ce document

=> Qu'il est à leur disposition,

=> Qu'ils doivent respecter les consignes de sécurité présentes dans le document.

 

S'il n'a pas de modèle imposé, ce document doit être fait sur un support unique. Par ailleurs, il en existe des centaines de modèles, le seul correspondant étant celui qui recensera tous les risques dans votre entreprises et toutes les solutions de prévention à mettre en place. La non conformité du document, évaluée par le contrôleur pouvant aussi être sanctionnée par une amende.

 

C'est pourquoi il est préférable de vous faire accompagner par des professionnels pour la rédaction de votre document unique d'évaluation des risques : syndicats professionnels, certains comptables comme CER France par exemple...

 

Demande de dégrèvement de la Cotisation Foncière des Entreprises pour les auto-entrepreneurs

Tout auto-entrepreneur qui s'est immatriculé en 2009 et qui n'a pas fait l'option pour le micro-fiscal se voit appeler la Cotisation Foncière des Entreprises, à payer pour le 15 décembre.

Si vous n'avez pas déclaré de chiffre d'affaires sur 2010 et/ou si vous rentriez dans les conditions pour l'option du micro fiscal (Cf. article sur la CFE), vous pouvez faire une demande de dégrèvement au centre des impôts dont vous dépendez.

En effet, la communication faite autour du statut d'auto-entrepreneur était " vous ne faites pas de chiffre d'affaires, vous ne payez pas de charges sociales  et d'impôts". De plus , si vous aviez fait l'option  pour le micro-fiscal, vous auriez été exonéré de CFE pendant 2 ans.

Exemple de courrier :

 

Monsieur,

 

Je viens par cette lettre vous demander une exonération de la cotisation foncière des entreprises 2010, pour mon activité d'auto-entrepreneur, pour les raisons suivantes :

- Je n'ai pas déclaré de chiffre d'affaires sur 2010

- Je n'ai pas fait l'option pour le micro-fiscal lors de mon immatriculation alors que je rentrais dans les conditions et aurais ainsi été exonéré pendant 2 ans

Je vous serai donc reconnaissant de prendre en considération la présente réclamation afin de m'accorder le dégrèvement de la somme de  ... € exigible au15/12/2010, pour laquelle je demande à surseoir au paiement conformément aux dispositions de l'article L277 du livre des procédures fiscales.

 

 

Auto-entrepreneur et salariat déguisé

L'auto-entrepreneur peut-il avoir qu'un seul client ? En effet, les entreprises qui ont recours à des auto-entrepreneurs ne doivent pas abuser de ce nouveau régime et placer les auto-entrepreneurs dans une situation de "salariat déguisé". En cas de litige entre l’entreprise et l’auto-entrepreneur mais aussi en cas de contrôle de l’URSSAF, ce sera à l’entreprise (le donneur d’ordre) de prouver qu’il n’y a pas "salariat déguisé". En effet, si l’auto-entrepreneur est placé, dans les faits, dans la même situation qu’un salarié, il peut solliciter la requalification de son contrat le liant à l’entreprise en contrat de travail et l’URSSAF sera en droit de redemander la régularisation des cotisations à hauteur du régime salarié.

Ce sera le cas par exemple si :

- l’auto-entrepreneur est sous la responsabilité d’un seul employeur,

- il utilise les locaux et le matériel mis à disposition par ce dernier (machine, véhicule, etc),

- il respecte des horaires imposés par l’entreprise ou des tournées (cas du transport),

- il suit les règles imposées dans l’entreprise,

- il applique des tarifs définis par l’employeur

Tous les auto-entrepreneurs concernés sont dans une situation d'abus de l’application du régime de l’auto-entrepreneur, il convient donc de prendre les devants et d’en parler avec votre client/employeur afin que celui-ci mesure bien les conséquences d’une telle situation.

Dans une interview accordée par Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat aux PME a indiqué que « Pour éviter des abus, les services de contrôle (URSSAF, inspection du travail) sont extrêmement vigilants et le seront plus encore à l’avenir : ils n’hésiteront pas à requalifier en contrats de travail des prestations de service d’auto-entrepreneur qui correspondraient en fait à une activité salariale. »

 

Auto-entrepreneur et ASSEDIC

Si vous êtes inscrit au Pôle Emploi et indemnisé, vous pouvez bénéficier d'une aide par le Pôle emploi dans le cadre de création d'auto-entreprise.

Vous avez le choix entre :

-du maintien partiel de vos allocations d'assurance chômage en phase de crétaion d'entreprise :

Pour cela, vous devez avoir une rémunération tirée de l'activité non-salariée inférieure à 70 % du salaire antérieur.

Nombre de jours non indemnisables =  chiffre d'affaires - abattement professionnel (1) 
                                                                                   salaire journalier de référence

Il n'est procédé à aucune régularisation annuelle dès lors que le chiffre d'affaires mensuel est communiqué au Pôle emploi.

(1) L'abattement professionnel est différent selon la nature de l'activité, il est de :
- 71 % du chiffre d'affaires pour les activités d'achat/revente, et les activités de fourniture de logement,
- 50 % du chiffre d'affaires pour les autres activités relevant des bénéfices industriels et commerciaux,
- 34 % du chiffre d'affaires pour les bénéfices non commerciaux.
 

Maintien par le créateur d'entreprise de son inscription en qualité de demandeur d'emploi.

de l'aide sous forme de capital, correspondant à la moitié du reliquat de vos droits à la date de démarrage de la nouvelle activité :

Elle est versée :
- pour moitié au plus tôt à la date à laquelle la personne fournit l'attestation de bénéfice de l'Accre adressée par l'Urssaf, un justificatif de la déclaration d'activité au CFE, et elle cesse d'être inscrite sur la liste des demandeurs d'emploi,
- pour le solde, 6 mois après la date de création ou de reprise de l'entreprise.

-> Cette option est souvente la plus choisie car l'aide est acquise (pas de condition de chiffre d'affaires à ne pas dépasser).

Pour en bénéficier, il convient signaler votre projet de création au Pôle emploi afin de connâitre le montant de vos droits et ainsi de comparer les 2 options.

 

Auto-entrepreneur et conjoint collaborateur

Si votre conjoint prend part à votre activité d'auto-entrepreneur, il convient de lui donner un statut : soit de conjoint collaborateur soit de salarié (obligation depuis le 1er juillet 2007). Un conjoint non déclaré, l'auto entrepreneur encoure des poursuites pour travail dissimulé en cas d’activité régulière sans statut. 

Conditions pour opter pour celui de conjoint collaborateur :

- Vous devez être marié ou pacsé

- Votre conjoint ne doit pas travailler plus d'un mi-temps à l'extérieur

- Il ne doit pas être rémunéré

Les avantages du statut de conjoint collaborateur :

  • Le conjoint bénéficie gratuitement des prestations maladie des professions indépendantes en qualité d’ayant droit du chef d’entreprise et peut percevoir une indemnité forfaitaire de repos maternel et une indemnité de remplacement en cas de maternité (s’il ne bénéficie pas par ailleurs d’une autre protection maladie obligatoire).
  • Il verse des cotisations sociales uniquement pour la retraite de base, la retraite complémentaire et l’invalidité-décès en contrepartie de droits propres.
  • Le conjoint collaborateur peut racheter des trimestres de cotisations dans la limite de 6 années précédant l’affiliation en tant que conjoint collaborateur et sous certaines conditions.

Attention, pour le moment il y a encore une incertitude sur le montant des cotisations :

En effet, jusqu'alors, le conjoint collaborateur pouvait choisir de cotiser sur la base du tiers du plafond de la Sécurité sociale, ou bien sur la base du tiers ou de la moitié du revenu du chef d’entreprise, avec ou sans partage de ces revenus... On se pose la question du mode de calcul de la cotisation du conjoint collaborateur d'un auto-entrepreneur dont les cotisations sont forfaitaires...

Quelles différences entre l'auto-entrepreneur et la micro-entreprise ?

Nathanaëlle CER France

Les points identiques :

  • La forme juridique : entreprise individuelle dans les 2 cas
  • Les seuils de chiffre d’affaires à ne pas dépasser :

80.300 euros HT pour une activité d’achat-revente,

32.100 euros HT pour les prestations de service relevant des bénéfices industriels et commerciaux et pour les professionnels libéraux.

  • Pas de TVA
  • On ne déduit aucune charge :  les charges réelles liées à l'exercice de l'activité ne sont jamais prises en compte, ni déduites du chiffre d’affaires
  • Pas de bilan comptable, la tenue d'un cahier de recettes et dépenses est la seule obligation

Les points différents :

  • Le calcul des charges sociales:

-Sous la micro entreprise : Le micro-entrepreneur est imposé avec un taux d’environ 45% sur un bénéfice forfaitaire, c’est à dire son chiffre d’affaires moins un abattement forfaitaire de charges (de 71% pour l’achat et revente de biens, 50% les prestations de services, et 34% s’il est profession libérale). Pour le paiement, il y a un décalage dans le temps. Ce qui peut poser des problèmes de trésorerie en cas de baisse d’activité. On paie des cotisations provisionnelles, avec régularisation l’année suivante, en particulier des cotisations minima pour la maladie et la retraite. Le micro entrepreneur peut néanmoins faire l'option pour le micro social (modalité ci-dessous)

- Sous l'auto-entreprise : c'ets le micro social qui s'applique, c’est son chiffre d’affaires brut qui sert de base de calcul , avec le taux du régime micro-social (12 % pour l’achat et revente, 21,3% les services et 18,3% les professions libérales relavant de la  CIPAV) ses cotisations sont calculées   (mensuellement ou trimestriellement) en fonction du chiffre d’affaires réalisé

  • La base d'impôt sur le revenu :

-Le micro-entrepreneur est imposé sur son bénéfice forfaitaire (chiffre d'affaires moins abattement) qui se rajoute aux autres revenus de son foyer fiscal, et soumis au barême progressif de l’impôt.

-L’auto-entrepreneur paie quant à lui par prélèvement libératoire ( 1% pour la vente, 1,7% les services, et 2,2% les professions libérales BNC) au fur et à mesure et en fonction de son chiffre d’affaires (si son revenu fiscal de référence de 2008 est inférieur à 25 926 € par part). Le chiffre d'affaires sera tout de même pris en compte dans le calcul des revenus imposables du foyer afin de respecter la progressivité de l'impôt sur le revenu (cf. article sur la règle du taux effectif)

-> Il convient avant de faire son choix d’option de calculer et de vérifier, si le régime micro-entrepreneur correspond le mieux à son projet et à sa situation.

L’immatriculation au Répertoire des Métiers pour les auto-entrepreneurs : quand est-ce nécessaire ?

Vous ne serez concerné par cette réforme que si vous avez créé votre entreprise après sa date d’application : le 1er avril 2010.

Au-delà de cette date, cette obligation s’appliquera si :

  • Vous exercez votre activité à titre principal
  • Votre activité est artisanale et appartient au Répertoire des Métiers

Votre activité est considérée comme principale si vous n’avez aucune autre activité (demandeur d’emploi…). Si vous êtes salarié, étudiant, fonctionnaire ou retraité, vous exercez votre activité en Auto-entrepreneur à titre accessoire et vous n’êtes pas contraint de vous immatriculer au Répertoire des Métiers.

Dans ce dernier cas, vous pouvez cependant choisir de vous immatriculer volontairement (si vous souhaitez développer votre activité…). Vous bénéficierez ainsi d’un accompagnement de votre Chambre des Métiers et recevrez un extrait k-bis. (ces documents sont réclamés par les banques, les assureurs, les bailleurs, les grossistes…).

Votre activité dépend du Répertoire des Métiers quand :

  • Vous effectuez des prestations (préparation de plats à emporter, services aux particuliers de type soins de la personne, travaux du bâtiment…), car il s’agit d’une activité purement artisanale
  • Vous faites à la fois de la création artisanale et vendez vos créations (achats de matériaux pour revente, confection, création de bijoux…), vous avez aussi une activité commerciale, mais l’activité artisanale prime

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