Le blog de l'Auto-Entrepreneur pour le E-Commerce

Le statut de l'Auto-Entrepreneur

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Journée porte ouverte le 16 janvier sur l’auto entreprenariat dans les cabinets d’expertise comptable

Face à la recrudescence du statut de l’auto entrepreneur, les cabinets d’expertise comptable se mobilisent le samedi 16 janvier pour répondre à toutes vos questions sur ce statut.

Vous êtes installé en auto entrepreneur ou souhaitez le devenir, alors venez poser vos questions lors de consultations gratuites  le samedi 16 janvier.

CER France participe à cette opération afin de vous apporter des conseils pertinents liés à la gestion, la fiscalité, la comptabilité, le social… 

Les agences suivantes de Haute Normandie seront ouvertes de 9h à12h et pour certaine de 14h à 18h : 

Département de l’Eure : Bernay / Gisors / Guichainville Evreux/ Le Neubourg / Vernon 

Département de Seine Maritime : Bois Guillaume / Bretteville du Grand Caux / Forge les eaux  / Le Havre / Lillebonne / Londinière /  Petit Quevilly  / Sainte Marie Deschamps

Pour plus d’informations : 

www. cerfrance.fr
www.experts-comptables-normandie.fr

Après votre immatriculation en tant qu’auto entrepreneur, attention aux arnaques !

De nombreux Auto-Entrepreneurs ont reçu, après avoir réalisé les formalités d’immatriculation, des offres payantes leur proposant une inscription sur un annuaire ou un registre des entreprises (ou sociétés) nouvellement constituées. La tournure de ces offres laisse à penser que ces inscriptions ont un caractère officiel et obligatoire. Méfiez-vous de ces arnaques !

Il s’agit purement de propositions commerciales allant de 79.90 € à 200 €, voire plus. Le caractère facultatif de cette offre à but commercial est souvent écrit en bas de page et en petits caractères.

En tant qu’auto-entrepreneur, les formalités obligatoires sont effectuées auprès du Centre de Formalité des Entreprises. En cas de doute, rapprochez-vous de ce dernier.

L’auto entrepreneur marié et les conséquences des dettes professionnelles contractées

Lors de sa déclaration au centre de formalités des entreprises, l’auto-entrepreneur, comme tout entrepreneur individuel, doit fournir une attestation d’information à son conjoint.

Il s’agit d’un courrier sur l’honneur (voir le modèle) signé par l’auto-entrepreneur dans lequel il certifie avoir informé son conjoint des conséquences de ses dettes professionnelles sur les biens des époux.
En effet, la création d’une entreprise individuelle ne permet pas de distinguer le patrimoine professionnel (actif et passif de l’entreprise) du patrimoine personnel du couple.
En cas de difficultés, si l’auto-entrepreneur est marié sous le régime de la communauté (sans contrat de mariage), ses biens personnels (ceux acquis avant le mariage ou reçus par succession ou donation pendant le mariage) et les biens communs avec son conjoint (ceux acquis par l’un ou l’autre pendant le mariage) peuvent être engagés pour payer les dettes professionnelles. Seuls les biens propres du conjoint sont préservés. Les salaires du conjoint tombant dans l’actif commun,  peuvent être saisis.

Pour limiter les risques, 2 solutions :

  • Faire un contrat de mariage devant notaire et choisir  un régime de séparation de biens protégeant l’intégralité du patrimoine du conjoint
  • Si vous êtes marié sous un régime de communauté, déclarer insaisissable votre habitation principale pour la protéger de vos créanciers professionnels (acte devant notaire).

MODÈLE D'ATTESTATION DE DÉLIVRANCE DE L'INFORMATION DONNÉE À SON CONJOINT COMMUN EN BIENS SUR LES CONSÉQUENCES DES DETTES CONTRACTÉES DANS L'EXERCICE DE SA PROFESSION SUR LES BIENS COMMUNS

Je soussigné (nom et prénom de la personne immatriculée) déclare sous ma responsabilité, conformément à l'article R. 123-121-1 du code de commerce, avoir informé mon conjoint M./Mme (rayer la mention inutile) .............., avec lequel/laquelle je me suis marié(e) sans contrat de mariage (1) ou bien avec un contrat de mariage qui prévoit des biens communs aux époux, sur les conséquences des dettes contractées dans l'exercice de ma profession sur ces biens communs.


Fait à , le

(Signature de la personne immatriculée)


Artisans : vers un statut de l’auto-entrepreneur plus encadré ?

Des professionnels et artisans, craignant une concurrence déloyale des auto-entrepreneurs, ont demandé à ce que le statut des auto-entrepreneurs soit plus encadré, notamment en termes de qualifications.

Suite aux conclusions émises par un groupe d’étude créé à cet effet, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME, a annoncé une série de mesures visant à mieux contrôler les auto-entrepreneurs artisans (dont c’est l’activité principale).

Si pour le moment aucune mesure n’a été appliquée, les conclusions du groupe aboutissent ainsi à deux modifications du régime de l’auto-entrepreneur :

  • Un contrôle systématique des qualifications : Pour se déclarer auto-entrepreneur, les créateurs d’activité artisanale devront prouver leurs qualifications (que ce soit un diplôme, 3 années d’expériences dans le métier ou une validation de l’expérience). Si cette obligation n’est pas nouvelle, (vous deviez déjà posséder les qualifications nécessaires pour exercer votre activité artisanale), elle sera formalisée par un contrôle qui sera opéré à l’occasion de la création de l’activité.
  • Cette nouvelle formalité entraîne une fin de la dispense d’immatriculation au répertoire des métiers (RM), les auto-entrepreneurs exerçant une activité artisanale devront désormais s’inscrire au Répertoire des métiers. Cette immatriculation qui a habituellement un coût pour tout entrepreneur (environ 130 €) devrait être gratuite pour les auto-entrepreneurs (à la demande du secrétaire d’État).


Ces mesures devraient être mises en place au cours de l’automne 2009. Aucune décision n’est encore prise à ce jour, nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

L’auto-entrepreneur : obligations comptables et gestion

Parmi les avantages du régime d’auto-entrepreneur, la simplification administrative et comptable est souvent citée, la seule obligation étant de tenir un livre journalier mentionnant chronologiquement le montant et l’origine des recettes encaissées à titre professionnel.

Pour les commerçants et les artisans, il est toujours nécessaire de tenir un registre récapitulé par année, présentant les détails des achats.

Cet allégement comptable ne doit cependant pas vous empêcher de vous préoccuper de la gestion de votre entreprise. Comme tout entrepreneur, vous aurez des recettes, mais vous serez aussi soumis à des charges :

  • Vos fournisseurs de matériaux, matières premières…(le cas échéant)
  • Vos fournisseurs « annexes » (électricité, internet, assurances…) dont vous ne pourrez pas vous passer pour votre activité
  • L’achat de carburant, de fournitures…
  • Vos charges sociales et fiscales

Pour réussir votre projet sous le régime d’auto-entrepreneur, vous devrez gérer et anticiper l’ensemble des flux de votre entreprise. Vous devrez notamment être en mesure de faire face à :

  • Un client mauvais payeur, d’un accident…
  • Certaines charges telles que les assurances, les abonnements (téléphonique…), le remboursement des emprunts resteront à payer malgré l’absence d’activité.
  • Le respect des réglementations…

Par ailleurs, dans certains cas, il est plus intéressant fiscalement de quitter le statut d’auto-entrepreneur : par exemple, quand vos charges sociales réelles sont inférieures à vos charges forfaitaires (cette situation peut arriver lorsque vous avez des dépenses importantes en termes d’assurance, d’achats de matériaux…). En effet un paiement forfaitaire de vos charges ne signifie pas pour autant que celles-ci soient obligatoirement moins élevées que dans les autres statuts.

Pour connaître le statut (auto-entrepreneur, entrepreneur individuel au réel ou société) qui vous sera le plus avantageux, vous devrez comparer vos recettes, vos dépenses et votre situation familiale dans les différents cas de figure.

C’est pourquoi, comme pour tout chef d’entreprise, il est important de bien s’entourer pour mener à bien votre activité. Des professionnels peuvent vous accompagner dans les domaines de la gestion de l’entreprise qui vous préoccupent.

Les CER France Seine Maritime & Eure, entreprises de gestion et de conseil accompagne les auto-entrepreneurs en mettant à leur disposition des conseillers et des outils qui leur permettra de :

  • Préparer leur projet : orientation de l’activité, organisation, réglementation
  • Réaliser et sécuriser leur activité : définition des seuils de rentabilité, suivi de la trésorerie, développement la gestion commerciale
  • Pérenniser leur entreprise : suivi des normes professionnelles, maintien de la rentabilité, mise au point d’une stratégie de développement, comparaison des différentes options de statuts (sociaux…) existants

Devenir Auto-entrepreneur quand on est demandeur d’emploi

Vous êtes demandeur d’emploi et souhaitez créer votre entreprise dans ce statut ?

Voici quelques informations utiles à connaître :

  • Vous pouvez rester inscrits sur la liste des demandeurs d’emploi
  • Si vous êtes inscrit à l’ANPE, vous pourrez continuer à bénéficier de l’Aide au Retour à l’Emploi
  • Si vous remplissez les critères d’éligibilité à l’ACCRE, vous pouvez déposer une demande d’aide auprès de votre Centre de Formalités des Entreprises (voir billet du 10 avril 2009)
  • Vous pouvez faire une demande d’Aide à la reprise - création d’entreprise (ARCE)
  • Si vous étiez indemnisé avant la création de votre entreprise et qu’au début de l’activité non salariée vous avez demandé votre désinscription de la liste des demandeurs d’emploi, vous pouvez alors en cas d’échec de votre entreprise dans un délai de 3 ans, retrouver les indemnités non perçues. Si vous n’étiez pas au chômage, l’auto-entrepreneur comme tout travailleur non salarié n’a pas le droit à une indemnité chômage.



La domiciliation de l’Autoentreprise

Lorsque vous allez déclarer la création de votre entreprise auprès de votre CFE, vous devrez préciser l’adresse administrative (fiscale et juridique) de celle-ci et l’adresse où vous allez exercer votre activité professionnelle.

L’adresse administrative peut être celle de votre domicile si :

  • Il n’existe pas de disposition contractuelle ou législative excluant cette possibilité (bail…)
  • Vous exercez votre activité exclusivement à l'extérieur, ils peuvent déclarer leur adresse personnelle comme adresse de l'entreprise

Pour exercer votre activité professionnelle chez vous :

  • Vous n’avez aucune obligation si vous résidez dans une Zone Franche Urbaine ou dans une ville de moins de 200 000 habitants
  • Vous devrez en revanche solliciter l’autorisation de votre propriétaire (le cas échéant), et du maire de la ville où vous habitez, si vous résidez dans une ville de plus de 200 000 habitants et dans les départements des Hauts de Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne

Dans ce cas, vous pourrez obtenir votre autorisation si :

  • Aucune disposition du bail ou du règlement de copropriété ne s'y oppose
  • Il s'agit de votre résidence principale
  • Vous êtes le seul à exercer cette activité
  • L'exercice de l'activité ne conduit pas à recevoir une clientèle ou des marchandises
  • L'exercice de l'activité n'occasionne pas de nuisances ou de danger pour le voisinage, et ne conduit pas à un désordre pour l'immeuble.

Devenir auto-entrepreneur si vous êtes un travailleur indépendant déjà en activité

Vous souhaitez bénéficier du statut de l’auto-entrepreneur, et vous possédez déjà une entreprise individuelle au réel :

  • vous ne pouvez pas créer une seconde entreprise individuelle (car on ne peut posséder qu’une seule entreprise individuelle) ni vous radier pour ensuite vous réinscrire au titre de la même activité (car vous ne serez pas considérés comme créateurs).
  • votre entreprise doit avoir au moins 2 ans
  • vous devez d’abord signaler sur papier libre votre choix du régime de la micro entreprise auprès du service des impôts dont vous relevez, avant le 1er février de l'année où vous souhaitez bénéficier de ce statut
  • les conditions de chiffre d’affaires et de franchise de TVA devront être remplies pendant l’exercice où vous exercerez en tant qu’auto-entrepreneur
  • par la suite vous pourrez opter pour le régime déclaratif micro social et éventuellement du versement libératoire de l'impôt sur le revenu avant la fin de l’année 2009. Vous en bénéficierez à compter du 1er janvier 2010.

L’exercice sera systématiquement basé sur l’année civile.

S’il s’agit d’une société, vous devrez dissoudre celle-ci, puis créer une entreprise individuelle qui reprendra son activité.

Exemple :
Un artisan a créé son entreprise individuelle au réel simplifié le 1er mars 2007.
Pour bénéficier du statut d’auto-entrepreneur en 2010 :

  • il doit notifier par écrit au service des impôts duquel il dépend son souhait d’opter pour le statut de micro d’entreprise pour l’exercice 2010 avant le 1er février 2010. Pour que cette condition s’applique, les conditions de chiffre d’affaires et de franchise de TVA devront être remplies
  • il pourra ensuite bénéficier du régime micro-social simplifié et éventuellement du versement libératoire de l'impôt sur le revenu, en remplissant le formulaire en ligne ou après de son CFE au plus tard le 31 décembre 2009 pour une application à partir du 1er janvier 2010.

Attention : avant de changer de régime, comparez bien vos montants de charges sociales et d’impôt sur le revenu entre votre régime actuel et celui de l’auto-entrepreneur.

L’Autoentrepreneur et la qualification professionnelle

Créer votre entreprise en tant qu’Autoentrepreneur ne signifie pas que vous n’êtes pas soumis aux réglementations liées à votre activité.

Ainsi certaines activités nécessitent une qualification pour être exercées. C’est le cas notamment pour les artisans du bâtiment, de l’alimentaire, de la coiffure, de l’esthétique… où l’exploitant doit posséder un diplôme au moins égal au CAP ou une expérience professionnelle d’au moins 3 ans dans le domaine.

Ces qualifications (ou équivalences) sont validées par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat, et permettent, par exemple, d’être couverts par une assurance décennale (ce qui est une obligation pour de nombreux métiers artisanaux).

De la même manière, il est possible d’exercer une activité de services à la personne, sous réserve d’obtenir un agrément  afin de bénéficier des avantages spécifiques offerts par la loi du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne.

Le bail commercial et l'Autoentrepreneur

Si vous concluez un bail commercial pour vos locaux professionnels en tant qu'Autoentrepeneur, soyez vigilants à la rédaction du bail.

En effet, l’Autoentrepreneur étant dispensé d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés et Répertoire des Métiers, celui-ci ne bénéficie pas automatiquement des dispositions du code de commerce relatives aux baux commerciaux et à la propriété commerciale qui sont : 

  • durée minimale de 9 ans avec possibilité de sortir du bail tous les 3 ans
  • plafonnement du loyer
  • droit au renouvellement au bout des 9 ans
Il est donc important, si vous êtes Autoentrepreneur, de forcer l’application de cette réglementation en insérant une clause où bailleur et locataire décident de soumettre volontairement le bail au statut des baux commerciaux.

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